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  • Modellenland

Interview: Photographer Joss Peix Foto (France)

Bijgewerkt op: 30 okt. 2020

Parlez-moi de vous

Je m’appelle Joss, j’ai 45 ans et je vis à Paris.

J’ai différentes passions dans la vie, comme les voyages, la cuisine, et l’art. Avant de pratiquer autant la Photo, j’ai été déssinateur et peintre, puis musicien (guitariste) et comédien (theâtre).

Comment et quand avez-vous commencé la photographie?

J’ai commencé la photo il y a 25 ans, en argentique. A l’époque, je prenais essentiellement des photos de mes proches, de ma famille. C’est ainsi que j’ai appris la photo, en faisant essentiellement des portraits.

Très jeune, j’ai été inspiré par les photographes humanistes du 20ème siècle : Sabine Weiss, Willy Ronis, Robert Doisneau, etc. Le noir et blanc est alors devenu une évidence pour moi !

Il y a eu 3 tournants essentiels dans mon évolution photographique :

[if !supportLists]- [endif]La découverte du travail de Sebastiao Salgado. Un choc !

[if !supportLists]- [endif]Le passage de l’argentique au numérique a été un énorme tournant. Au début, j’ai été très réticent, étant un amoureux de l’argentique : l’instant, la photo papier (pour l’opposer à l’image) et le fait de découvrir ses photos après développement. Le numérique m’a permit de faire plus de photos, et donc d’apprendre plus vite et de découvrir plus de thématiques différentes.

[if !supportLists]- [endif]La photo de modèle et de mode depuis 2 ans.

Après la découverte de Salgado, je suis passé de la photo de portrait familiale à la photo de rue. Capter le regard d’un inconnu, c’est l’authenticité, la vérité, l’émotion d’un moment vécu, qui, avec le temps qui passe reste comme un témoignage pour toujours.

Je suis ensuite passer à la photo de modèle, comme par challenge ! Dans la photo de mode, on prépare, on créé, avec des lieux, de la matière, des lumières, des attitudes, mais à la fin on fige la « pose ». J’aime ce processus de création, mais mon challenge a été de le faire en apportant mon âme photographique, un regard différent en apportant mon expérience de la photo de rue et de l’instant, à la photo de mode !

Quel est votre but dans la photographie ?

Avant toute chose, mon but est de transmettre à travers les âges des instants captés, ces émotions qui resteront comme un témoignage d’un moment, d’une époque et de tout ce que cela représente sociologiquement parlant ! Mon seul but est donc de toucher les gens.

Avec la photo de mode, j’ai évidemment de nouveaux buts comme le rêve de travailler avec des magazines et des créateurs de mode. Mais je veux le faire avec mon style. Dans la mode, on créé plus qu’on ne capte des instants, mais je pense que je peux réussir la fusion de ces 2 styles : créer et émouvoir !

Que représente pour vous la photographie ?

La photo pour moi, je la définis en 3 mots : émotions, authenticité et temporalité !

Une photo, pour qu’elle vous touche, elle doit être vraie, on ne peut pas tricher avec les émotions ! Et quand une photo est vraie, elle vous livre son lot d’émotions de façon intertemporelle !

Il y a un lien étroit entre l’émotion, l’authenticité et la temporalité. La photo reste un moment, un instant, si elle touche, ce moment se prolonge à travers les âges !

Comment votre travail ce différencie-t-il des autres?

Je pense que mon travail se différencie des autres parce que j’ai réussi à faire le grand écart, de la photo d’instants dans la rue avec des inconnus à la photo de mode, posée, travaillée et préparée à l’avance.

J’accorde bien sûr de l’importance à la technique et à la lumière, mais l’humain, l’instant, le regard capté reste ma préférence ! Quelque soit la création artistique au niveau mode, je veux que le modèle se livre, avec émotions, avec un regard vrai, le sien !

Où puisez-vous votre inspiration?

Comme je l’ai dis plus haut, mes principales inspirations ont été les photographes humanistes du 20ème siècle et surtout Sebastiao Salgado.

Au niveau mode, le photographe qui m’a plus inspiré est Peter Lindbergh, pour ses noirs et blanc et pour l’authenticité de son travail.

Mais le photographe qui a le plus influencé mon travail artistique dans ma manière de cadrer et de construire une photo est Jean-Loup Sieff.

Est ce que vous préparez vos images à l'avance?

Je prépare toujours mes séances avec des modèles, avec des inspirations, des idées.

Mais sur le moment, je me laisse toujours guider par l’humain, la façon dont la relation artistique avec le modèle se forme, et se développe. Et parfois il arrive que la direction prise est totalement différente de celle que j’avais prévue.

Mais c’’est ainsi que j’aime travailler, à l’instant et à l’écoute l’un de l’autre !

Travaillez- vous vos photos et décrivez votre travail de post production?

C’est une question qui m’embête un peu ! Je suis un fervent « anti-retoucheur » étant un grand fan du travail de Peter Lindbergh et de la photo authentique de rue !

Néanmoins, la photo de mode est très exigente, je me suis donc mis à la post production.

J’utilise désormais lightroom (traitement du Raw, passage en noir et blanc) et Photoshop pour le traitement de peau non destuctif (split frequency).